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Un guide pratique pour comprendre l'économie circulaire

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

L'économie circulaire vise à repenser notre façon de produire et de consommer afin de mieux utiliser les ressources et de réduire le gaspillage. Considérée comme un levier important de la transition écologique, elle encourage des pratiques plus durables et une meilleure préservation des ressources naturelles.



Pour aider le public à mieux comprendre cet univers, l'Office québécois de la langue française a publié un vocabulaire regroupant plus de 120 concepts clés. On y retrouve des notions comme l'effet rebond, la consommation collaborative, la symbiose industrielle, les boucles ouvertes et fermées ou encore les différents types de valorisation.


Réalisé en collaboration avec plusieurs experts et organisations québécoises, ce guide constitue une référence utile pour toute personne souhaitant mieux comprendre les principes de l'économie circulaire et se familiariser avec le vocabulaire de ce domaine en pleine évolution.


Si ce vocabulaire constitue une avancée importante pour développer un langage commun, certaines définitions, comme celle de l'écoconception, suscitent néanmoins des réflexions et des débats au sein du milieu.


Écoconception : et si on allait plus loin ?


Dans un texte consacré au Vocabulaire de l'économie circulaire publié par l'Office québécois de la langue française, Christophe Abrassart* souligne l'importance de développer un langage commun pour accompagner la transition vers une économie circulaire. Il invite toutefois à débattre de certaines définitions, notamment celle de l'écoconception.

Selon lui, en insistant sur le fait qu'un produit écoconçu doit offrir une valeur équivalente à celle d'un produit classique, on risque de limiter l'exercice à une simple amélioration de l'existant. Pourtant, l'écoconception peut aussi servir à imaginer de nouvelles façons de répondre aux besoins, en remettant en question nos habitudes, nos usages et même nos systèmes de valeurs.


Il souligne également que la mise à l'écart du terme ecodesign reflète une vision principalement technique de l'écoconception, alors que les designers apportent une contribution essentielle grâce à leur capacité à imaginer des futurs désirables et à explorer de nouvelles solutions.


En somme, Christophe Abrassart plaide pour une conception plus ouverte et ambitieuse de l'écoconception : une approche capable non seulement de réduire les impacts environnementaux, mais aussi de transformer nos façons de penser, de produire et de vivre dans les limites de la planète.


Ce billet s'inspire d'un texte de Christophe Abrassart sur la définition de l'écoconception dans le Vocabulaire de l'économie circulaire de l'Office québécois de la langue française.


*Christophe Abrassart est un chercheur et professeur rattaché à l’École de design de l’Université de Montréal. Il travaille dans le domaine du design et de l’écoconception, avec un intérêt particulier pour les liens entre transition écologique, économie circulaire et pratiques de conception. Ses travaux portent notamment sur la manière dont le design peut contribuer à transformer les systèmes de production et de consommation, en allant au-delà de la simple amélioration des produits existants. Il s’intéresse aussi aux dimensions culturelles et sociales de la conception, c’est-à-dire aux façons dont les mots, les outils et les pratiques influencent la manière dont on imagine les solutions environnementales.

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